Maintenant que le vainqueur est connu

Les démocrates et Biden ont maintenant remporté les élections américaines. Une élection qui restera sans doute dans l’histoire puisque la majorité des américains pensent que celle-ci a été truquée (même dans le camp démocrate!) Peu importe s’il y a eu fraude ou pas, le résultat est là et maintenant il s’agit de regarder devant nous. Je vais donc me lancer dans l’exercise des prédictions d’une manière un tantinet sarcastique…

Essayons donc d’anticiper le futur proche. Les évènements du Capitole ont connu un retentissement d’ampleur mondiale. Des médias unanimes pour qualifier les faits de tentative de coup d’ Etat ! Rien de moins !

Si vous suivez les actualités aux Etats Unis (et pas seulement par le spectre des médias traditionnels), vous avez pu constater que les démocrates ont tout fait pour cliver la population et diaboliser Donald Trump. Cela a commencé avec l’espionnage de sa campagne par la précédente administration puis par le refus de sa victoire et ensuite par 4 ans de brainwashing incessant. L’accusation la plus ridicule et pourtant la plus usitée fut que Trump était un pion de Poutine. En 2020, les efforts ont été décuplés et le parti de Biden et Clinton n’a pas hésité à jeter de l’huile sur le feu en allant jusqu’à encourager les destructions et les intimidations envers les partisans républicains.

Collusion ou corruption ?

Revenons aux histoires de collusion avec la Russie. Si vous vous êtes renseignés sur le premier impeachment, vous aurez certainement pu constater l’extrême ironie de la situation. La preuve contre le Président, un coup de téléphone (dont la transcription est publique) passé à son homologue Ukraininen dans lequel il évoque les liens plus que sulfureux de son rival et de son fils dans les affaires locales. Un appel somme toute anodin mais qui vaudra le déchaînement du parti de l’opposition.

De l’autre côté, vous avez Biden qui se vante publiquement d’avoir fait virer le procureur en charge du dossier gênant pour son fils en échange d’une aide d’un milliard! Difficile de trouver plus belle preuve et pourtant, vous n’en avez certainement pas entendu parler dans les médias français. Circulez il n’y à rien à voir.

Je vous laisse réaliser vos propres recherches. Utilisez un moteur de recherche différent de Google qui filtre ce genre d’histoire afin de vous éviter justement d’avoir à réfléchir.

Un joueur diminué avec une main faible

Je mentionne cette histoire car elle aura des conséquences potentiellement  graves. En effet, en plus de cette affaire ukrainienne, les preuves s’accumulent sur les activités du même fils dans l’Empire du milieu. Il a reçu de très généreux financements qui n’ont aucun rapport avec ses compétences personnelles mais plutôt avec sa filiation. Je vous laisse imaginer le levier d’un pays ayant toutes les informations nécessaires pour faire chanter le Président des États-Unis. Je pense personnellement qu’il s’agit là d’un sujet plus que sensible aux répercussions imprévisibles.

Histoire d’une popularité invisible

Concernant le futur proche, je ne peux que me délecter de cette savoureuse ironie. La première chose que les démocrates vont faire est d’ériger un mur autour du Capitole protégé par quelque 30,000 soldats pour l’inauguration de Biden ! (soit plus de 10 fois plus qu’en Irak)

La première inauguration totalement vide, un véritable village Potemkine. Une célébration de l’État pour lui-même !

Apparemment le Président ayant reçu plus de voix que n’importe quel autre de ses prédécesseurs n’est pas exactement le plus populaire. Ceci est un magnifique symbole pour ce début de mandat : une cérémonie à huis clos afin de protéger la nomenklatura de son propre peuple. Le message ne serait on ne peut plus clair : maintenant c’est nous qui dirigeons et nous utiliserons tous les moyens pour conserver notre position. A bon entendeur…

C’est d’ailleurs une bonne occasion de rappeler qu’il s’agit d’un bel exemple du dévoiement des principes de la Constitution dont le but est, avant tout, de protéger le Peuple de l’État et non pas l’inverse !

Quid de la suite?

Fermons cette parenthèse à l’humour noir pour nous concentrer sur le futur un peu moins proche. Et là, je dois vous avouer que les choses me paraissent bien plus limpides. En effet, souvenez vous il y 4 ans quand les dirigeants mondiaux regardaient avec méfiance l’arrivée de Trump au pouvoir. La crainte était que le personnage était imprévisible et ne souffrait pas du même parcours bien confortable de ces prédécesseurs. Avec Biden, pas de soucis de ce genre. C’est un politique professionnel gravitant dans les hautes sphères du pouvoir depuis 50 ans. Ses réactions sont plus que prévisibles et il suffit d’extrapoler le double mandat d’Obama pour envisager le futur.

Regardons donc en arrière pour prédire l’avenir.

Une équipe taillée pour la bataille

Parmi les preuves qui me font pencher dans ce sens, il y a les nominations importantes de la prochaine administration. Nous retrouvons les mêmes va-t-en guerre ayant prêché pour les interventions extérieures.

Rappelez vous de ce moment où le prestigieux prix Nobel de la Paix a perdu tout son lustre avec la nomination d’Obama avant même sa prise de fonction. Un Président qui aura bombardé 7 pays (Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yémen, Somalie et Pakistan), financé l’ennemi numéro 1 en Syrie et poussé à la plus grande catastrophe humanitaire de ce siècle au Yémen…

Il fallait bien aider le Prince Bin Salman à asseoir son pouvoir au sein du royaume des Saoud et lui donner l’occasion d’essayer ses coûteux jouets vendus par l’occident !

Un prix Nobel de la Paix, ça se mérite à notre époque !

Voilà donc ma première prédiction : les guerres vont reprendre de plus belle.

Nous le verrons un peu plus bas, que la première à être lancée sera certainement celle contre les opposants politiques. Cette dernière sera sûrement renommée guerre contre le terrorisme domestique.

Poutine, un ennemi si pratique

Il s’agit aussi de regarder une carte pour craindre des tensions ravivées avec la Russie.

Si on ajoute à cette carte, celles des bases militaires américaines, on aurait du mal à ne pas se sentir encerclé !

Fort de leur expérience, les démocrates iront évidemment condamner la Russie pour expliquer leurs échecs (vue lors de la guerre en Syrie notamment ou pour la défaite de Clinton en 2016).

Après 3 années passées à lobotomiser les téléspectateurs américains avec ces fausses accusations de collusion avec Poutine, ce dernier apparaît donc comme l’ennemi idéal. Rappelez-vous de cette règle jamais mise en défaut :

les différents type de collectivisme ont toujours besoin d’un ennemi sur lequel se défausser pour justifier ses propres échecs.

Les bourgeois, les vendéens, les juifs, les racistes et aujourd’hui Poutine et les hommes blancs.

Voici donc ma seconde prédiction : les relations avec la Russie vont continuer de s’envenimer.

La menace fantôme

Une surveillance accrue…

Mais le danger ne viendra pas que de l’extérieur. Les démocrates, partisans de la politique de la terre brûlée, auront mis de l’huile sur le feu dans les affaires internes depuis 4 ans. Et spécialement en 2020 où ils se seront servis des tensions raciales. Certains élus démocrates sont allés jusqu’à inciter à des actes de violence envers les partisans républicains et n’ont jamais condamné les émeutes. Les tensions sont donc à leur maximum et les politiques de surveillance et de répression développées sous Obama vont repartir de plus belle.

Attendez-vous à une renaissance de l’espionnage civil ainsi qu’au vote de lois poussant les business ne véhiculant pas le bon message à la banqueroute.

L’administration Obama s’est rendue coupable du ciblage presque exclusif des associations ou sociétés républicaines par l’intermédiaire des services fiscaux.

… avec la collaboration des GAFAM

Les GAFAM seront de nouveau le fidèle bras armé de la nouvelle administration. Ces derniers, au côté des groupes financiers et de l’industrie de la santé, sont les grands pourvoyeurs de fonds de la campagne de Biden.

Toute dissidence sera pourchassée et cela a déjà commencé avec les purges sur Twitter, Apple, Google et Facebook. Rappelez-vous également que l’administration Obama a poursuivi plus de lanceurs d’alerte et de journalistes que tous ces prédécesseurs réunis. Je vous conseille vivement les ouvrages d’Edward Snowden à ce sujet car je ne serai pas surpris que vous n’ayez jamais eu vent des histoires que je mentionne. Obama est un demi-dieu pour le journaliste occidental et ses exactions cachées derriere un beau cliché.

Voici donc ma troisième prévision qui sera peut être plus délicate à vérifier : les pratiques d’espionnage et le ciblage des opposants politiques connaîtront un nouvel âge d’or.

La prédiction connexe sera que les libertés vont continuer de se réduire avec en premier lieu la liberté d’expression déjà bien mise à mal en 2020.

Le candidat de l’establishment

La majorité des grands groupes accueillent avec joie l’arrivée des démocrates au pouvoir. En effet, ces derniers arrivent à point nommé pour eux. L’occasion unique d’asseoir leur puissance en anéantissant la concurrence des petites et moyennes entreprises.

Une combinaison parfaite à la sortie de la crise du COVID:

  • Augmentation du salaire minimum à 15$ par heure
  • Restauration des réglementations et contraintes administratives supprimées par Trump
  • Augmentation des impôts
  • Asservissement des petites et moyennes entreprises devant s’endetter auprès de l’Etat pour survivre

Les conséquences sont entendues et il suffit encore une fois d’interpoler avec les résultats d’Obama :

  • Appauvrissement de la classe moyenne (impôts + affaiblissement des PME)
  • Domination des grands groupes et fragilisation de la concurrence (salaire minimum + réglementations)
  • Paupérisation des minorités défavorisées (salaire minimum + affaiblissement des PME + réglementations)

Ma quatrième prédiction est donc une accélération des inégalités touchant principalement les minorités déjà en difficulté avec la crise.

Money printing go brrr

Pour enfoncer le clou, Biden a déclaré vouloir décupler les capacités de la planche à billet en distribuant 1500$ supplémentaires. Comme pour le premier chèque, celui-ci ira directement dans l’achat d’actifs (surtout des actions).

Si vous pensez que les actions américaines sont surévaluées, avec ce type d’annonce, elles ne risquent pas de s’arrêter tout de suite ! D’autant plus que la réserve fédérale américaine (FED) ne compte pas stopper son soutient aux marchés.

Cela entraînera une hausse des prix de tous les actifs tangibles et évidemment l’enrichissement de ceux en détenant. Il n’y a pas de magie, cela se passe toujours comme cela quand l’Etat fait tourner les rotatives.

La cinquième prédiction est donc que la valeur du dollar va continuer de s’éroder et les marchés actions monter au moins à court/moyen terme.

Voici donc un tableau peu réjouissant en apparence. Cependant, rappelez vous que le Président des États-Unis est beaucoup moins puissant relativement que le Président de la République française par exemple. Le pouvoir reste d’abord local au niveau des différents États.

De plus, il est fort probable qu’aux prochaines élections, dans deux ans, les républicains reprennent une des deux chambres, bloquant ainsi l’avancée socialiste.

Biden aura donc seulement deux années pour passer toutes ses lois (auquel cas un nouveau virus serait fort opportun pour retenter le vote par courrier qui fut un grand succès…). Cette précipitation risque d’amplifier de nombreux risques. Les mouvements de population interne au pays vont certainement s’accélérer au profit des Etats républicains. Ces derniers sont beaucoup mieux gérés et ont appliqué des mesures anti-virus proches de celles de la Suède. Leur économie s’en sort donc beaucoup mieux que les États démocrates, majoritairement urbains comme New York ou la Californie qui croulent sous les dettes et les inégalités.

You know … the thing

Un autre aspect important est celui de la santé de Biden. A peine capable d’aligner trois phrases consécutives, il est probable qu’il ne tienne pas jusqu’à la fin de son mandat. La Vice-présidente prendra donc la main et nous passerons sans doute à la vitesse supérieure. Son parcours politique montre une personne sans pitié et ouvertement narcissique. Elle représente selon moi le plus grand danger pour les libertés et n’aura aucun scrupule à écraser ses adversaires.

Dans tous les cas, j’espère que je me tromperai. Ceux qui pensaient que Trump était un dictateur et qui oseront garder les yeux ouverts risquent d’être sous le choc. Mais même si la réalité s’avère plus douce que mes prévisions, ces dernières ne sont en fait au final qu’une interpolation d’une tendance générale entamée depuis des décennies dans nos sociétés occidentales.

  • Réduction des libertés
  • Infantilisation et surveillance du peuple
  • Gonflement de l’État et de son poids dans nos vies
  • Clivages internes et retour des nationalismes
  • Accroissement des inégalités et disparition de la classe moyenne.
Paul

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